Un incident violent s’est produit mercredi 8 janvier près du palais présidentiel à N’Djamena, la capitale du Tchad. Un groupe armé, composé de 24 individus, a mené une attaque audacieuse à l’aide de machettes et de couteaux. Le porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, a détaillé les événements lors d’une intervention à la télévision nationale dans la nuit du 8 au 9 janvier.
Selon les autorités, les assaillants sont arrivés à bord d’un véhicule de type DINA. Ils ont immédiatement ciblé les gardes en poste, poignardant quatre d’entre eux. L’un des gardes a succombé à ses blessures, tandis que deux autres ont été grièvement blessés. Une quatrième garde, également touchée, est dans un état stable.
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Le président tchadien, qui se trouvait dans le palais au moment de l’attaque, n’a pas été blessé. Cet incident intervient dans un contexte particulier, peu après une rencontre officielle à N’Djamena entre les dirigeants tchadiens et Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères.
Les forces de sécurité ont réagi rapidement, neutralisant la menace. Dix-huit des assaillants ont été tués et six autres blessés. D’après Koulamallah, ces individus étaient « complètement drogués » et décrits comme un « ramassis de bandes armées ».
Les autorités ont écarté la piste d’un acte terroriste, malgré des spéculations initiales sur une éventuelle implication de Boko Haram. Le président Mahmoud Idriss Déby a qualifié l’attaque de « désespérée » et assuré qu’aucune menace ne pèse actuellement sur le pays ou ses institutions.
L’enquête se poursuit pour comprendre les motivations des assaillants et les circonstances précises de cette attaque.
DS