Un incident marquant a perturbé l’émission « Le débat » diffusée sur la première chaîne de la RTI, consacrée au processus électoral en Côte d’Ivoire. En pleine discussion, Me Yolande Ketty épouse Yapobi a quitté le plateau, provoquant une véritable onde de choc dans l’opinion publique.
Cet événement a immédiatement suscité une réaction de la société civile. Par la voix de son leader, Rémi Yao Ebrin, la Plateforme des organisations de la Société Civile ivoirienne (PEC-CI) a exprimé son indignation et a exigé, sans délai, la démission de la commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI), dirigée par Ibrahime Kuibiert-Coulibaly.
« Depuis trois ans, nous suivons de près le processus électoral pour garantir des élections apaisées en Côte d’Ivoire. Ce débat était une occasion essentielle d’éclairer les populations sur les enjeux actuels, notamment la question de la Révision de la Liste Électorale (RLE). Mais au moment où tous les regards étaient tournés vers cette discussion cruciale, nous avons assisté à un incident regrettable », a déclaré Rémi Yao Ebrin.
Selon lui, le départ de Me Yolande Ketty épouse Yapobi du plateau ne saurait être un acte isolé, mais révèlerait un soutien implicite de la commission centrale de la CEI à une posture jugée inacceptable par la société civile. « Si elle a quitté le plateau, c’est parce qu’elle bénéficie de la caution de la commission centrale. Nous exigeons donc la démission immédiate du président de la CEI et de son équipe », a-t-il insisté.
Cet incident réactive le débat sur la transparence et la neutralité de la CEI dans la gestion du processus électoral, alors que le climat politique reste tendu à l’approche des échéances électorales. L’appel de la société civile trouvera-t-il un écho au sein des institutions concernées ? Affaire à suivre.
Grace-Gaelle