En Côte d’Ivoire, la récente condamnation de deux figures proches de Guillaume Soro a déclenché une réponse virulente de la part du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo. Cette affaire, qui a mis en lumière des tensions croissantes dans le paysage politique ivoirien, s’inscrit dans un contexte de répression perçue contre les opposants au régime actuel.
Le mercredi 21 août 2023, Kando Soumahoro, ancien député et allié de Guillaume Soro, a écopé d’une peine de 36 mois de prison, dont 24 mois ferme, en plus de 5 ans de privation de ses droits civiques. Cette condamnation, intervenant quelques jours après celle de Mamadou Traoré, un autre cadre de Générations et Peuples Solidaires (GPS), a été vivement dénoncée par le PPA-CI. Ce dernier accuse la justice ivoirienne de servir d’instrument pour museler l’opposition et empêcher toute contestation en amont des élections présidentielles de 2025.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général Gervais Tchéidé, le PPA-CI a dénoncé ce qu’il qualifie de « pratiques dictatoriales » du régime RHDP. Le parti dénonce une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression et d’opinion, à travers ces condamnations qu’il juge injustifiées et motivées par des considérations politiques.
Le PPA-CI exprime sa solidarité envers les cadres de GPS, appelant à leur libération immédiate. Le parti met également en garde contre les risques de détérioration du climat socio-politique en Côte d’Ivoire si ces violations des droits de l’homme se poursuivent.
Ainsi, à travers cette prise de position, Laurent Gbagbo et son parti se posent en défenseurs des libertés démocratiques, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du pouvoir en place. Cette posture marque une nouvelle étape dans la lutte politique en Côte d’Ivoire, alors que le pays se dirige vers une élection présidentielle potentiellement tendue en 2025.
Grace-Gaëlle