Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé le lundi 6 janvier 2024 qu’il quitterait ses fonctions après près de dix ans à la tête du gouvernement. Cette déclaration, faite lors d’une allocution à Ottawa, marque un tournant majeur dans la vie politique canadienne.
Dans son discours, Justin Trudeau a confirmé qu’il resterait en poste jusqu’à ce que le Parti libéral désigne un nouveau chef. « J’ai l’intention de démissionner de mon poste de chef du parti et de Premier ministre une fois que le parti aura choisi son prochain chef », at-il déclaré devant la presse.
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Le départ de Trudeau intervient alors que le Canada traverse une période d’instabilité politique. Depuis décembre, le Premier ministre faisait face à une pression croissante, alors que des élections législatives se profilent et que son parti est en recul dans les sondages. Le Parti libéral, devancé par le Parti conservateur dirigé par Pierre Poilievre, connaît des difficultés à mobiliser les électeurs, ce qui a poussé Trudeau à annoncer une suspension des travaux parlementaires jusqu’au 24 mars.
Trudeau, âgé de 53 ans, continue d’assurer ses fonctions le temps que son parti organise une campagne interne pour désigner un successeur. Ce processus, qui pourrait durer plusieurs mois, signifie que Justin Trudeau restera Premier ministre au moins jusqu’à la fin de janvier, coïncidant avec l’investiture de Donald Trump comme président des États-Unis.
Cette annonce intervient alors que le Canada fait face à plusieurs crises, notamment une inflation élevée, des problèmes de logement et des services publics sous tension. La démission surprise de la vice-Première ministre Chrystia Freeland, survenue récemment, a également secoué le gouvernement. Elle était en désaccord avec Justin Trudeau sur la gestion des relations économiques avec les États-Unis, aggravée par les récentes déclarations de Donald Trump menaçant d’imposer des droits de douane de 25 % au Canada et au Mexique.
Les prochaines élections législatives, prévues au plus tard en octobre 2025, représentent un défi majeur pour le Parti libéral. Dans ce contexte, Justin Trudeau a souligné : « Ce pays mérite un véritable choix lors des prochaines élections. Il est devenu clair pour moi que si je dois mener des batailles internes, je ne peux pas être Premier ministre. »
Cette décision marque la fin d’une ère pour le Canada, près de dix ans après que Justin Trudeau a accédé au pouvoir en promettant des réformes progressistes et un leadership tourné vers l’avenir.
DS