À un an de l’élection présidentielle d’octobre 2025, la question du maintien ou non du représentant du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI) est à l’étude. Lors d’une réunion virtuelle intitulée « La Parole aux Militants », tenue le 6 octobre 2024, Me Chrysostome Blessy, secrétaire exécutif adjoint du parti en charge des listes électorales et de la veille juridique, a confirmé que cette question était en cours d’examen par les instances du PDCI.
Un débat interne au sein du parti
Répondant à un militant qui s’interrogeait sur la présence de représentants du PDCI à la CEI, Me Blessy a précisé que cette présence ne signifie pas nécessairement une adhésion totale à la gestion de l’institution. « Lorsque le PDCI désigne une personnalité à la CEI, cette dernière ne représente pas directement le parti », a-t-il expliqué, rappelant que le terme « représenter » avait été introduit par le gouvernement dans le cadre d’une ordonnance.
Me Blessy a souligné que la décision finale sur un éventuel retrait du représentant du PDCI de la CEI n’avait pas encore été prise. Il a également précisé que cette décision incomberait au président du parti, Tidjane Thiam, mais que celui-ci consulterait les autres instances du parti avant de prendre une décision aussi stratégique.
Une stratégie politique en réflexion
Me Blessy a également mis en garde contre la « politique de la chaise vide », une stratégie que le PDCI ne souhaite pas adopter pour l’instant. Il a indiqué que bien que le retrait puisse être une option, le parti préfère rester impliqué dans les discussions et le processus décisionnel, même en situation de désaccord. Selon ses propos, cette réflexion se poursuit au sein des différentes plateformes internes où les questions politiques stratégiques sont débattues.
Un enjeu important à l’approche de 2025
Ce débat intervient dans un contexte où l’opposition ivoirienne, dont le PDCI-RDA, appelle à une réforme profonde de la CEI. Le président de la CEI, Ibrahim Coulibaly-Kuibiert, a souvent fait valoir que la présence de représentants de l’opposition au sein de la commission justifie le refus d’une réforme immédiate. Cette question devient donc cruciale à l’approche de la présidentielle de 2025, avec des enjeux majeurs pour la transparence et l’équité du processus électoral.
Ainsi, le PDCI-RDA, tout en continuant à étudier les options, se trouve à un tournant stratégique qui pourrait influencer le climat politique à l’aube des prochaines élections.
Grace-Gaelle