Affaire Article 48 : Le rappel d’Amadou Coulibaly à Tidjane Thiam sur la Constitution

Partager cet article

Le débat autour de l’article 48 de la Constitution ivoirienne prend de l’ampleur. Lors d’un meeting au siège du RHDP à Yopougon, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a réagi aux critiques de Tidjane Thiam sur cette disposition légale.

Amadou Coulibaly a rappelé que l’article 48, aujourd’hui contesté par Thiam, a été adopté sous Félix Houphouët-Boigny. Il a souligné que la réforme constitutionnelle de 2016, menée par Alassane Ouattara, a supprimé plusieurs restrictions sur l’éligibilité, facilitant ainsi l’accès à la présidence.

Vous pouvez aussi lire Tidjane Thiam recentre le débat : « ceux qui dirigent méritent-ils 5 ans de plus ? »

L’article 48, issu de la loi de 1961, stipule que toute acquisition volontaire d’une nationalité étrangère entraîne la perte de la nationalité ivoirienne. L’article 48 de la loi de 1961 stipule que « Perd la nationalité ivoirienne l’Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité. Toutefois, pendant un délai de quinze ans à compter de l’inscription sur les tableaux de recensement, la perte est subordonnée à l’autorisation du Gouvernement par décret pris sur rapport du garde des Sceaux, ministre de la Justice, et après avis du ministre de la Santé publique et du ministre de la Défense nationale. » L’opposition y voit un outil potentiel d’exclusion de certains candidats, notamment Tidjane Thiam, de la prochaine élection présidentielle.

Le 13 mars à Yamoussoukro, Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, a qualifié l’invocation de cet article d’insignifiante face aux autres manquements qu’il attribue au régime actuel. Deux jours plus tard, Amadou Coulibaly a répliqué en soulignant que cet article avait été adopté sous Houphouët-Boigny, dont Thiam revendique l’héritage politique.

Le ministre a également évoqué le passé du PDCI en matière d’éligibilité, rappelant les obstacles rencontrés par Alassane Ouattara dans les années 90. Il a notamment mentionné l’interrogatoire subi par la mère de l’actuel président à l’époque.

Pour conclure, Amadou Coulibaly a invité Tidjane Thiam à reconnaître les avancées introduites par la réforme constitutionnelle de 2016, qui a supprimé des critères jugés discriminatoires, notamment ceux liés à la filiation et à la double nationalité.

Grace-Gaelle


Partager cet article