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Bouaké : Commis à la surveillance d'un quartier résidentiel, un dozo désarmé par des bandits, son arme et la somme de 10 000 francs emportées

Actes de défiance ou simple coïncidence ? Des riverains de Socopao, un quartier résidentiel de la ville de Bouaké, quartier très réputé pour son insécurité, ont encore du mal à se remettre suite à un énième acte des hommes de mauvaise foi.

T.C, un chasseur traditionnel, communément appelé Dozo vient d'essuyer un revers. Lui qui était censé protéger ses employeurs des vols et autres agressions récurrentes dans ce chic quartier du secteur Air France 3 a été la principale victime. Le vigile de circonstances s'est fait voler son arme de type calibre 12 et une somme de 10.000 francs cfa. Les faits.

A en croire un habitant de ce quartier, T.C. , le chasseur de gibier, pour arrondir ses fins de mois, décide de louer ses services chez des riverains dans une cité résidentielle de Socopao. L'homme aux talents mystiques se verra confier la garde de nocturne d'une de ces nombreuses cités que compte ce quartier.

T.C, selon les témoignages, serait un adepte de Bacchus. Avant de faire son piquet de garde, il fait un tour dans les cabarets pour des parties de beuveries. Il regagne par la suite son lieu de travail où il embaume les environs par l’odeur de l’alcool. Comme à ses habitudes, dans la soirée du lundi 4 novembre 2019, le jeune dozo ne manquera pas de se ''taper '' une bonne dose d'alcool. Une dose qui sans doute pourrait l'amener à rester en éveil durant la nuit.

Malheureusement pour le gardien, cette nuit finira autrement. En effet pris d'un sommeil malencontreux et couché sous un hangar abritant un atelier de couture, T.C va se faire voler son arme de type calibre 12 par des visiteurs indélicats qui croyaient ainsi l'affaiblir. Comme si cela ne suffisait pas, les scélérats font main basse sur la somme de 10.000 francs cfa, un maigre butin certes, mais qui représentait beaucoup pour cette victime à la recherche du mieux-être. Un véritable acte de défiance que viennent de poser ces voleurs devant ce gardien de nuit.

C'est au petit matin du mardi 5 novembre 2019 que le dozo va constater les dégâts de son manque de vigilance de la nuit dernière. Une situation qui l'amènera à se confesser devant ses employeurs. Depuis cette nuit, T.C s’est doté d'un nouvel arsenal de surveillance. Il a même décidé d'être plus vigilant en ces nuits de garde en paradant dans les rues de la cité. Comme dirait un artiste chanteur zouglou , ‘’premier gaou n'est pas gaou’’ .

Simon DEBAMELA, linfodrome

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Régional